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Quelques exemples d'initiatives locales :
Je veux me former tout au long de ma carrière
  1. Le DIF (Le Droit Individuel à la Formation)
  2. Le Droit Individuel à la Formation (DIF) est un nouveau mode d’accès à la formation. Il permet à tout salarié en contrat à durée déterminée ou indéterminée de capitaliser chaque année des heures de formation (limitées à 120 heures). Et ce, en vue de suivre, à son initiative, une formation, à condition d’obtenir l’accord de son employeur quant au choix de celle-ci.

     

    La formation se déroule en principe hors temps de travail : dans ce cas le salarié perçoit une allocation de formation équivalente à 50% de son salaire net.

     

    Les bénéficiaires sont des salariés :

    • en contrat à durée indéterminée à temps complet ou à temps partiel ayant au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise ;
    • en contrat à durée déterminée depuis 4 mois, consécutifs ou non, au cours des 12 derniers mois

     

     

    Intérêts Particuliers Seniors

     

    Un salarié de cinquante ans et plus peut abonder de plein droit, au moyen de ses droits au DIF, une action de formation professionnelle déterminée en accord avec son employeur, lors de l’entretien de seconde partie de carrière, afin de lui permettre d’être pleinement acteur de son parcours professionnel.

     

     

    Pour en savoir plus 

     

    Loi n°2004-391 du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social.

     

  3. Le Bilan mi-carrière
  4. Chaque salarié a droit, à l’occasion de l’entretien professionnel qui suit son 45ème anniversaire et ensuite tous les cinq ans, à un entretien de deuxième partie de carrière destiné à faire le point avec son responsable hiérarchique, au regard de l’évolution des métiers et des perspectives d’emploi dans l’entreprise, sur ses compétences, ses besoins de formation, sa situation et son évolution professionnelle.

     

    Il est destiné à éviter toute pratique discriminatoire liée à l’âge dans les évolutions de carrière ainsi qu’à permettre au salarié d’anticiper la seconde partie de sa vie professionnelle, et a notamment pour objet d’examiner les perspectives de déroulement de carrière du salarié en fonction de ses souhaits et au regard des possibilités de l’entreprise.

     

    Cet entretien a lieu à l’initiative du salarié, de l’employeur ou de son représentant. Les branches professionnelles définissent les modalités de mise en œuvre de ces entretiens ; les accords de branches et d’entreprises précisent les points à aborder lors de cet entretien.

     

    L’entretien professionnel de deuxième partie de carrière doit être l’occasion de faire le point sur un éventuel aménagement des conditions d’emploi (aménagement de poste, aménagement d’horaires, tutorat, ou toute autre adaptation prenant en compte l’expérience professionnelle du salarié) et de l’évolution des rémunérations.

  5. Le bilan de compétences salarié
  6. Dans le but d’encourager la définition d’un projet professionnel pour la seconde partie de sa carrière, après vingt ans d’activité professionnelle et, en tout état de cause, à compter de son 45ème anniversaire, tout salarié bénéficie, à son initiative et sous réserve d’une ancienneté minimum d’un an dans l’entreprise qui l’emploie, d’un bilan de compétences.

     

    Les financements liés à ces bilans de compétences peuvent être assurés soit par l’entreprise elle-même, dans le cadre de sa contribution au développement de la formation professionnelle continue, soit par l’OPCA ou l’OPACIF concerné.

     

    Dans ce cadre, il appartient au conseil d’administration des OPACIF de déterminer une enveloppe budgétaire annuelle affectée à la prise en charge de ces bilans de compétences et d’organiser une prise en charge accélérée des dossiers des salariés de plus de quarante cinq ans.

  7. La période de professionnalisation
  8. Cet outil est réservé aux salariés en CDI de plus de quarante cinq ans.

     

    Cette nouvelle voie d’accès associe les principes de l’alternance travail formation et du tutorat pour « solidifier » l’emploi et apporter une qualification à tous ceux qui en ont besoin. De conception originale puisqu’il s’inspire de la formation en alternance, ce nouveau dispositif entend se mettre au service de tous les salariés pour qui une « remise à niveau » professionnelle est indispensable au maintien dans l’emploi ; que ce soit à cause des évolutions technologiques et de la transformation des conditions de travail, des pesanteurs vécues dans leur environnement, d’un éloignement temporaire de leur poste ou de difficultés d’adaptation spécifiques.

     

    La période de professionnalisation permet aux seniors de faire leur entrée dans un processus de formation dont ils étaient pratiquement exclus avant la réforme, en raison de leur âge.

     

    Ce nouveau dispositif inverse ce principe en reconnaissant la nécessité de prendre en compte l’allongement de la vie professionnelle et de remettre dans la course les salariés dits « expérimentés », considérés comme étant « en seconde partie de carrière » depuis la réforme des retraites.

     

    La période de professionnalisation inclut une double démarche de formation, selon le principe de l’alternance : elle s’accomplit en entreprise et auprès d’organismes de formation publics ou privés, avec la possibilité pour le stagiaire d’être suivi sur son lieu de travail par un tuteur.

     

    L’objectif est de prémunir contre les risques d’inadaptation les salariés « fragilisés » dans leur emploi et de préparer ceux dont l’emploi est menacé à une mutation d’activité ; d’où la présence parmi les publics concernés des futurs créateurs d’entreprise.

  9. Le CIF (Le congé Individuel de Formation)
  10. Pour quel public ?

     

    Tout salarié du secteur privé, qu’il soit en CDI, CDD, ou Intérim peuvent obtenir un CIF.

    • En CDI : 24 mois d’activité salariée de droit privé dont 12 mois dans l’entreprise

    • En CDD  : Avoir 24 mois d’ancienneté de droit privé dans les 5 dernières années, dont 4 mois dans les douze derniers mois en tant que CDD.

    • En Intérim : Ancienneté prise en compte suivant le temps passé dans la branche et non dans l’entreprise.

     

     

    La procédure

     

    Toute demande de congé individuel de formation doit faire l’objet d’une demande écrite auprès de son employeur. Le dossier doit comporter obligatoirement les dates prévues de la formation, la durée de la formation et les références de l’organisme.

     

    L’employeur peut :

    • accorder la demande : dans ce cas, le délai est de 30 jours.
    • reporter la demande pour raison de service.
    • refuser : pas plus de 2 fois de suite.

     

    Les dossiers sont à déposer auprès de l’OPACIF

    La durée du CIF est d' un an (ou 1200 heures)

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